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Jeune professionnel concentré au bureau lumineux

Comment se former pour un métier en B ?

Personne n’a jamais rêvé d’un métier en B. Et pourtant, la lettre a beau paraître banale, elle cache une ribambelle de parcours et d’opportunités que l’on ne soupçonne pas toujours. Derrière chaque intitulé en B, une trajectoire différente, des exigences disparates, parfois un diplôme, parfois une simple expérience sur le terrain, parfois même une validation des acquis qui ouvre toutes les portes.

Les chemins pour décrocher un poste en B ne se ressemblent pas. Pour certains métiers, une courte formation suffit ; pour d’autres, il faut s’armer de patience et d’années d’études. Selon la spécialité, l’accès à l’emploi, le niveau de rémunération ou encore les possibilités d’évoluer dessinent des réalités bien distinctes.

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Zoom sur les métiers qui commencent par la lettre B : une diversité insoupçonnée

Impossible de résumer les métiers en B à deux ou trois figures connues. La France regorge de professions dont le nom débute par cette lettre, et elles se nichent dans tous les secteurs imaginables. Du boulanger au boucher, bien sûr, mais aussi dans la finance, la recherche scientifique, l’agroalimentaire, l’artisanat ou l’innovation numérique.

Voici un aperçu des familles de métiers qui composent cette galaxie :

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  • Boulanger, boucher, biscuitier : artisans de l’alimentation, ils perpétuent des gestes précis et actualisent des traditions, chaque jour derrière leur four ou leur étal.
  • Banquier, budgeteur, bâilleur de fonds : experts de la finance, ils manient chiffres et réglementations pour accompagner entreprises et particuliers.
  • BIM Manager, bâtisseur, bétonnier : figures du secteur du bâtiment, ils conjuguent technique, gestion de projet et, de plus en plus, maîtrise des outils numériques.
  • Bibliothécaire, barista, brancardier : métiers de service, ils assurent le lien, l’écoute et l’accompagnement, souvent dans l’ombre mais indispensables au quotidien.
  • Botaniste, bactériologiste, biostatisticien : scientifiques et chercheurs, ils analysent, expérimentent et repoussent la frontière des connaissances.

Derrière chaque intitulé, une histoire de proximité, de spécialisation ou d’innovation. Le brasseur et le bijoutier-joaillier incarnent l’artisanat dynamique et local. Le business developer, lui, symbolise l’élan vers la transformation digitale et la croissance commerciale. Des métiers salariés, d’autres indépendants, certains techniques, d’autres relationnels, que l’on retrouve en pleine ville comme au cœur du monde rural. En somme, la lettre B se faufile partout, du laboratoire de pointe à la boutique du coin, du cabinet de conseil au bar de quartier.

Quels sont les métiers en B les plus recherchés aujourd’hui ?

Les besoins du marché du travail évoluent et font émerger des métiers en B particulièrement prisés, que ce soit pour un premier emploi ou une reconversion. Plusieurs d’entre eux tirent leur épingle du jeu par leur volume de recrutements et leur attractivité.

Voici les professions en B qui recrutent le plus actuellement :

  • Boulanger et boucher : toujours très recherchés, ces métiers répondent à la demande du local, de la qualité et du circuit court. Ce qui compte ? Un vrai savoir-faire, une solide technique, et une capacité à renouveler les classiques.
  • Banquier : le monde de la finance a besoin de conseillers, de gestionnaires de portefeuilles dotés d’un solide bagage réglementaire et d’un bon contact client.
  • Business developer : ce professionnel de la croissance commerciale s’impose partout, dans les PME comme les grandes entreprises, avec la prospection, la négociation et la stratégie au cœur du métier.
  • BIM Manager : la digitalisation du bâtiment place ce métier au centre des nouveaux besoins, entre maîtrise de la modélisation 3D et pilotage de projets complexes.
  • Brancardier, barista, barman : ces métiers de services restent accessibles, parfois sans diplôme, mais exigent énergie, sens du contact et capacité à travailler sous pression.

Dans les hôpitaux comme dans la restauration, certains postes, brancardier, barista, manquent de bras et peinent à attirer. La variété des secteurs, de la finance à l’artisanat en passant par le bâtiment ou les services, multiplie les ouvertures pour celles et ceux qui cherchent une nouvelle voie.

Salaires, perspectives d’évolution et formations : ce qu’il faut savoir avant de se lancer

Se former à un métier en B, c’est naviguer entre des cursus très différents. Pour devenir boulanger ou boucher, le CAP reste la référence : il pose les bases techniques et l’expérience attendue dans l’artisanat alimentaire. Dans le bâtiment, un bac pro offre la polyvalence nécessaire, tandis que les métiers de la banque et de la finance (banquier, budgeteur) privilégient des formations post-bac, du bac+3 au master, axées sur la gestion, le droit et l’économie.

Du côté des salaires, les écarts sont notables. Un boulanger ou un boucher salarié touche entre 18 000 et 35 000 euros par an. Pour un banquier confirmé, les revenus grimpent, parfois au-delà de 50 000 euros, voire 150 000 euros avec l’expérience. Les métiers de services, comme barman ou barista, affichent des rémunérations plus modestes (15 000 à 30 000 euros), mais les évolutions sont réelles : chef d’équipe, responsable d’établissement, voire créateur d’entreprise.

Quelques exemples de parcours :

  • Le BIM Manager combine maîtrise de la 3D et gestion de projet, avec des formations du BTS jusqu’au master selon le niveau de responsabilités visé.
  • Les professions scientifiques (biologiste, bactériologiste, bio-informaticien) s’appuient sur des études longues : master, doctorat, parfois plus.
  • Dans l’artisanat, l’expérience sur le terrain peut parfois primer, mais pour accéder à des spécialités pointues (bijoutier-joaillier, barbier), il faut miser sur une formation exigeante et un goût du détail hors pair.

À chaque étape, les perspectives d’évolution sont bien là : chef d’entreprise pour le boulanger, gestionnaire confirmé pour le banquier, coordinateur de projets pour le BIM Manager. La formation continue, les spécialisations et la montée en compétences viennent enrichir les parcours et ouvrir de nouvelles portes.

Groupe divers participant à un atelier interactif

Ressources utiles pour trouver sa voie et se former à un métier en B

Qui souhaite s’orienter vers un métier en B peut s’appuyer sur un large éventail de dispositifs et d’organismes. Le Compte personnel de formation (CPF) donne accès à de multiples cursus, du CAP jusqu’au master, que l’on vise une première embauche ou une nouvelle carrière. Grâce au CPF, chacun peut financer une formation professionnelle adaptée à son projet, en présentiel ou à distance, pour devenir boulanger, banquier ou business developer.

Pour accélérer ou valider son parcours, différentes solutions existent :

  • La VAE (validation des acquis de l’expérience) reconnaît officiellement les compétences acquises sur le terrain, ouvrant l’accès à de nouveaux postes ou à la certification.
  • Les réunions d’information proposées par Pôle emploi ou les conseils régionaux orientent vers les secteurs porteurs : alimentaire, bâtiment, finance, services, agriculture, artisanat, recherche scientifique…
  • Pour affiner son projet, il est possible de passer un bilan de compétences ou des tests psychotechniques, souvent proposés par des cabinets spécialisés et parfois accessibles en ligne.

Les métiers spécialisés nécessitent parfois de passer par des écoles reconnues. B-School by BNP Paribas propose, entre autres, un BTS Banque, un Bachelor Banque Assurance, ou encore un master Conseiller bancaire spécialisé. Chez Euridis Business School, on se forme aux métiers de business developer, ingénieur commercial ou key account manager.

Pour les professions de terrain comme boulanger, boucher ou barbier, les centres de formation d’apprentis ou les chambres des métiers et de l’artisanat restent des références. Les fiches métier éditées par Pôle emploi ou l’Onisep offrent un premier aperçu sur les compétences attendues, les niveaux requis et les évolutions possibles.

Un métier en B n’est jamais un simple choix d’alphabet : c’est la promesse d’un parcours unique, à inventer selon ses aspirations, avec l’assurance que la diversité des possibles ne se limite jamais à une seule lettre.

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