Les terminaisons du passé simple n’ont rien d’évident quand on aborde le verbe “choisir”. Deuxième groupe oblige, il se démarque des classiques du premier groupe comme “aimer” ou “chanter”. Impossible de le conjuguer à coups de -a : ici, on parle de -is, -is, -it, -îmes, -îtes, -irent. Le piège guette, surtout quand on débute.
On voit souvent des apprenants qui mélangent ces terminaisons avec celles de l’imparfait ou du présent. Le plus gros écueil ? “Il choisit” : écrit identique au présent et au passé simple, mais avec une prononciation subtilement différente. Ce détail, à lui seul, mérite une attention soutenue.
Le passé simple en un clin d’œil : usages, particularités et pièges à éviter
Le passé simple ne se contente pas de raconter, il tranche dans le récit. On l’utilise pour une action terminée, nette, inscrite dans le texte, là où le passé composé domine nos échanges à l’oral. Impossible de confondre : le passé simple met l’accent sur le ponctuel, l’événement soudain, tandis que l’imparfait pose le décor, décrit les habitudes, plante l’ambiance.
Voici, pour clarifier, les points à retenir sur l’usage comparé de ces temps :
- Temps
- Usage
- Exemple
| Temps | Usage | Exemple |
|---|---|---|
| passé simple | action achevée dans un récit | Il choisit un livre. |
| imparfait | description ou habitude | Il choisissait souvent le même roman. |
La frontière entre passé simple et imparfait fait souvent trébucher, même les natifs. Le passé simple vient interrompre le fil, injecter un fait nouveau, inscrire un événement dans une durée brève. On le retrouve dans les romans, les textes historiques, jamais dans les discussions quotidiennes. C’est le temps qui donne du relief à la narration, qui rythme l’action.
Le verbe “choisir”, conjugué au passé simple, met en lumière cette mécanique : “Je choisis, tu choisis, il choisit…” et, pour les formes du pluriel, l’accent circonflexe surgit : “nous choisîmes, vous choisîtes”. Ce détail distingue le passé simple des autres temps. Quant à “il choisit”, seule la phrase permet de trancher : récit d’hier ou action du présent ? Seul le contexte délivre la clé.
Comment conjuguer sans se tromper ? Astuces, exemples et exercices pour progresser rapidement
Pour prendre en main la conjugaison du passé simple, commencez par reconnaître les terminaisons propres au deuxième groupe. “Choisir” s’inscrit dans une logique régulière : pas besoin d’apprendre mille exceptions. Contrairement aux verbes du premier groupe ou aux irréguliers du troisième, ici le schéma ne bouge pas.
Voici les formes à connaître pour le verbe “choisir” au passé simple :
- je choisis
- tu choisis
- il/elle choisit
- nous choisîmes
- vous choisîtes
- ils/elles choisirent
Un point de vigilance concerne les formes du pluriel : “nous choisîmes”, “vous choisîtes” font apparaître l’accent circonflexe, tandis que “ils choisirent” se termine par -irent, une marque caractéristique du deuxième et du troisième groupe. À l’écrit, ces détails facilitent l’identification du temps. À l’oral, on privilégie presque toujours le passé composé, mais une dictée ou un récit exige ces subtilités.
Exercice éclair
Pour vous entraîner, transformez des phrases du présent au passé simple. Exemple : “Aujourd’hui, je choisis une solution.” devient “Hier, je choisis une voie nouvelle.” Ajoutez un repère temporel, “hier”, “la semaine dernière”, pour lever toute ambiguïté. Ce petit geste clarifie la phrase et vous oblige à choisir le bon temps.
Pour progresser, rédigez quelques lignes en n’utilisant que le passé simple. Changez les sujets, testez les différentes personnes : “nous choisîmes”, “vous choisîtes”, “ils choisirent”. Confrontez ces phrases à l’imparfait ou au présent : l’effet de contraste saute aux yeux, et c’est là que la grammaire prend tout son sens.
À force d’attention et de pratique, le passé simple de “choisir” n’aura plus de secret. Face à la page blanche, il ne restera plus qu’à écrire : “Il choisit… et tout bascula.”


